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Publié le par Papou Poustache
Publié dans : #Histoire, #région de Brioude, #Haute-Loire

Cet article est reposté depuis L'Auvergne Vue par Papou Poustache.

La fontaine St Julien à Brioude

Fontaine Saint Julien.

Le souvenir du martyre de saint Julien, décapité en 304. Selon la légende la tête de Julien fut ensuite lavée dans les eaux de cette source et en ce lieu se produisirent de nombreux miracles.
Devenue très tôt un lieu de pèlerinage célèbre, la fontaine a été surmontée, au XII ème siècle d'un élégant édicule voûté, de style roman, présentant deux chapiteaux remarquables.
Aucun vestige ne subsiste de l'oratoire qui avait été élevé en ce lieu. La garde de la fontaine et de l'oratoire fut assurée par les prêtres de l'église Saint-Ferréol, remplacés au XVIIème siècle par les religieux du couvent des Minimes, tout proche.
La Révolution vit la destruction des bâtiments, excepté la fontaine qui est restée un lieu de pèlerinage, particulièrement durant la neuvaine de saint Julien.
Actuellement une messe est toujours célébrée près de la fontaine, le jour de la fête du Saint, le 28 août.
L' association « Les Amis de la Fontaine St Julien » a pour objet la conservation de la fontaine et de son environnement.

Texte de :http://www.ot-brioude.fr/fontaine.html

Photos de la fontaine et en fin de page histoire de St Julien

La fontaine St Julien à Brioude
La fontaine St Julien à Brioude
La fontaine St Julien à Brioude
La fontaine St Julien à Brioude
La fontaine St Julien à Brioude
La fontaine St Julien à Brioude
La fontaine St Julien à Brioude
La fontaine St Julien à Brioude

Texte de : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1753/Saint-Julien-de-Brioude.html

Julien était originaire de Vienne sur le Rhône et, pour ne pas s'exposer inutilement à la persécution de Dèce, il s'enfuit. Mais il fut rattrapé près du village de Brioude en Auvergne. Les soldats le décapitèrent. Son culte fut si grand que près de quatre-vingt dix localités et communes portent son nom en France.
"Les chrétiens du Puy en Velay ont versé leur tribut au témoignage de la Foi jusqu’au don de la vie. Dans les premiers siècles, à l’époque des persécutions de l’Empire Romain ont été tué en haine de la foi Saint Julien à Brioude, Saint Ferréol, Saint Ilpize..." (diocèse du Puy)
"C’est sans doute en 304 que Saint-Julien a subi le martyre à Brioude. Parti de Vienne en Dauphiné, peut-être sur les conseils de Ferréol, il vint se réfugier en Auvergne au vicus de Brioude où l’on célébrait les fêtes païennes. Il est arrêté par les émissaires du chef de garnison Crispinus. Ceux-ci le décapitent et emportent sa tête à Vienne, après l’avoir lavée dans une fontaine ('Fontaine St-Julien' à 2 Km direction de Clermont). Son corps est enseveli par deux vieillards Arcons et Ilpize qui 'retrouvèrent alors la vigueur de leur jeunesse'. Tels sont les faits relatés par Grégoire de Tours dans le 'livre des miracles'.
La première communauté chrétienne à Brioude: Ce que l’on peut dire avec certitude, c’est que Julien est mort pour témoigner de sa Foi en ce lieu appelé par Sidoine Appolinaire: 'Benigna Brivas' (Brioude la douce). Ce témoignage de Foi a marqué les gens du pays. Les auteurs parlent de la 'conversion des paysans' qui détruisirent les statues païennes et les jetèrent dans un lac. Peut-on parler de la naissance de l’Eglise à Brioude à ce moment-là? Ce n’est pas certain. Mais c’est probablement autour de son tombeau que s’est rassemblée la première communauté chrétienne et c’est bien à cause du martyre de Saint-Julien que Brioude est entrée dans l’Histoire. (diocèse du Puy où il est fêté le 30 août)
"Soldat romain, il a subi le martyre à Brioude en 304. Parti de la ville de Vienne, prés de Lyon, il alla se réfugier en Auvergne où finalement il fut saisi par Crispinus, le chef de la garnison locale, et décapité sur le champ. On raconte encore que deux vieillards, Arcons et Elpize, se chargèrent d’ensevelir son corps et retrouvèrent aussitôt la vigueur de leur jeunesse. Un premier martyrium s’éleva à l’emplacement de sa sépulture dès le quatrième siècle, qui est à l’origine même de l’église de Brioude. Julien témoigna donc de sa foi par le supplice et, par son exemple, convertit beaucoup de paysans de la région, alors encore largement païenne. Saint thaumaturge, son culte se répandit rapidement à travers toute la Gaule, comme l’attestent encore de nombreux toponymes et lieux de culte, dont bon nombre sont situés sur les routes de Saint-Jacques-de-Compostelle." (Église Saint Julien le Pauvre à Paris - les saintes reliques de notre paroisse)
"Qui était Saint-Julien? Il s’agit de Saint-Julien de Brioude, l’un des plus fameux martyrs de la Gaule. Tribun romain, il tenait garnison à Vienne dans le Dauphiné. En l’année 304, au temps de la persécution de Dioclétien, il fut décapité prés de la ville de Brioude en Auvergne où il s’était réfugié. Il s’était livré à ses bourreaux pour éviter que ceux qui le cachaient soient victimes de représailles. Trois siècles plus tard sa tête fut retrouvée par Grégoire de Tours et Saint Mamers. Le tombeau du martyr devint à Brioude un lieu de culte. Les miracles qui s’y faisaient tiennent une grande place dans la légende dorée du Moyen-Age. Aux XIe et XIIe siècles fut bâtie à Brioude une imposante basilique romane, la plus belle d’Auvergne, et c’est un haut-lieu des pèlerinages anciens où les rois de France s’arrêtaient quand ils se rendaient au Puy. Le culte de Saint-Julien se répandit dans toute la France et de nos jours, prés de 300 églises portent encore son nom..." (Histoire de l'église de Saint Julien de Royaucourt - site des Amis de l
'église)
Un internaute nous communique:
"La date de son martyr a été recalée en 304 par l'Abbé Cubizolles. Vous pourriez aussi parler de son amitié avec Saint-Ferré
ol, en garnison à Vienne, martyrisé aussi sous Dioclétien.
La tradition dit que la tête de Julien avait été ramenée à Vienne et réunie avec Ferréol dans son tombeau
."
À Brioude au pays des Arvernes, au IIIe siècle, saint Julien, martyr. Soldat à Vienne, selon la tradition, aux premières nouvelles de la persécution, sur le conseil de saint Ferréol, il vint à Brioude, et c’est là qu’il reçut la palme du martyre.

Martyrologe romain

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Publié le par Papou Poustache
Publié dans : #Histoire d'Auvergne, #patrimoine auvergnat, #région de Brioude

Cet article est reposté depuis L'Auvergne Vue par Papou Poustache.

La basilique Saint Julien à Brioude

La basilique St Julien à Brioude

La construction de Saint-Julien de Brioude s'est étalée sur plus d'un siècle. Trois ou quatre maîtres d’œuvre s'y sont succédés.
Saint Julien était un martyr du 4è siècle. Plusieurs églises se succédèrent ainsi au-dessus de son tombeau. L'église actuelle aurait été élevée à partir de 1060 en trois étapes :
1060-1100 : rez-de-chaussée du narthex, parties basses des deux premières travées de la nef et du porche nord
1100-1140 : étage supérieur du narthex, parties hautes des deux premières travées de la nef, porche nord, porche sud
vers 1180 : après une interruption de trente années, chevet, chœur et troisième travée de la nef.
Seconde moitié du 13è siècle : voûtes d'ogives

L'église mesure 74,15 m de long, c'est la plus longue des églises d'Auvergne. Mais la nef ne fait que 6,50 m de large. Les pierres qui ont servi à la construction sont très variées ; grès rouge, grès calcaire, basalte, granulite, marbre gris et rose.

Lien du texte ci dessous

http://www.france-romane.com/brioude.html

Saint Julien, son martyre et son culte.
"Benigna Brivas"... "Brioude la douce qui garde les ossements de saint Julien": telle est la première mention écrite par Sidoine Apollinaire vers 464-465 dans Carmina, plus de 150 ans après le martyre.
A partir des diverses autres sources (Grégoire de Tours surtout) quelques historiens s'accorderaient à dire que Julien aurait été victime d'une flambée de fanatisme: "chrétien massacré par un groupe de païens réunis pour une cérémonie cultuelle, et enflammés par une de ces explosions collectives de fanatisme, qui ne sont point rares dans de telles assemblées. Peut-être percevait-on aussi un souvenir de la contre offensive chrétienne, proche ou à retardement, qui aurait infligé un bain forcé aux dieux païens." (P-F et G. Fournier)
L'hagiographie en fait un légionnaire romain de Vienne (Dauphiné) sous les ordres du tribun et ami Ferréol, fuyant les persécutions d'un certain Crispinus, émissaire de l'empereur Dioclétien. Découvert, il se livre et est décapité par ses persécuteurs qui lavent sa tête ensanglantée dans une source (aujourd'hui appelée fontaine Saint Julien à l'extrémité nord de la ville de Brioude) et l'emportent à Vienne où elle sera enterrée avec le corps de Ferréol, martyrisé lui aussi.
Le corps de Julien est transporté par deux vieillards, Arcons et Ilpize, du lieu du supplice à l'actuel emplacelent du choeur de la Basilique où ils l'enterrent. S'accomplit alors le premier miracle: les deux vieillards "retrouvèrent la vigueur de leur jeunesse."
Trè vite "la renommée de son martyre se répandit partout"
La basilique d'hier à aujourd'hui:
Face à l'affluence des pélerins, l'oratoire que fit édifier la Dame espagnole (voir icône vie de saint Julien) pour l'exaucement de son voeu, ne suffisait plus.
A l'époque mérovingienne (fin Vè siècle) on construisit une basilica sur le tombeau tandis que se développait le quartier religieux avec un baptistère, un monastère et des dépendances. A l'époque carolingienne où le célébrant officiait sur l'autel-tombeau de saint Julien, le podium carré fut entouré d'un emmarchement de mosaïques (entrelacs) et surmonté d'un ciborium que les fouilles de G. Fournier identifièrent.
L'époque romane: La construction romane s'est déroulée sur un siècle avec la destruction progressive de l'édifice antérieur et la continuité des cultes et des processions.
Les transformations gothiques: Les travaux commencèrent peu après l'achèvement du chevet (XIIè et XIVè siècle) : surélévation du vaisseau roman au profit de baies gothiques rayonnantes, innondant de lumière les parties hautes.
Au XVIè siècle: le pavement de la chapelle de la Croix.
Commandités par la famille de Langhac - dont plusieurs membres furent chanoines-comtes - les travaux du XVIè siècle ajoutèrent une chapelle, dite de la Croix, aux armes de cette famille et firent du sol un "tapis de calade" : à partir de simples galets de rivière, on réalise un étonnant décor en camaïeu, aux symbolismes géométriques (volutes, fleurs de lys stylisées, entrelac, palmettes, cercles...) ; cette profusion décorative ignorée jusqu'à sa découverte forfuite en 1963 fait aujourd'hui l'une des beautés singulière de l'édifice.
Stigmates révolutionnaires et premières restaurations.
En 1794 le clocher occidental disparaît et le clocher polygonal de la croisée est décapité. Nef et bas-cotés sont recouverts d'un grand toit pentu et un porche de style classique avec colonnes et fronton est plaqué contre la façade occidentale.
Classé monument historique dès 1840, l'édifice verra se succéder plusieurs campagnes de restauration : combles, couverture en tuiles romaines (avec le modèle ancien retrouvé, puis plus tard par des lauzes de phonolite sur chevet et porches)... .

La basilique Saint Julien à Brioude
La basilique Saint Julien à Brioude
La basilique Saint Julien à Brioude
La basilique Saint Julien à Brioude
La basilique Saint Julien à Brioude
La basilique Saint Julien à Brioude

L'art roman en Auvergne:La Basilique St Julien à Brioude(43)

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Basilique st Julien

Les photos de cet article ont été prises par Renzo en visite en France à l'occasion des cérémonies de jumelage de Brassac-les-mines et de Cembra(Italie)

 

Lien du texte ci-dessous

Basilique St Julien à Brioude

Au cœur de Brioude, la Basilique Saint-Julien témoigne d'un passé prestigieux. Ce monument édifié à l'époque romane sur la tombe de Saint Julien est venu remplacer les églises successives élevées à l'emplacement du martyrium du IVème siècle. Dès le VIème siècle, Grégoire de Tours affirme que sur la tombe du saint décapité, affluent des multitudes de pèlerins en quête de guérison. Par la suite, Saint Julien devint le protecteur de l'Auvergne, Brioude est un des principaux centres de pèlerinage de Gaule. A tel point qu'au IXème siècle, les Ducs d'Aquitaine y implantèrent leur capitale et que Guillaume Le Pieux, fondateur de Cluny, se fit enterrer dans l'église.

Depuis cette époque jusqu'à la Révolution, cette collégiale fut desservie par le puissant chapitre des chanoines comtes, seigneurs de Brioude. En 1957, le pape Pie XII lui conféra la dignité de "Basilique Mineure".

Avec 74.15m de longueur, la Basilique St. Julien est la plus grande église romane d'Auvergne. Elle se rattache à l'école romane auvergnate par son chevet étagé et ses pierres de plusieurs couleurs, mais en diffère par d'autres points, comme l'agencement des portails, surmontés de voussures lisses, sculptées ou en dents de scie, au lieu du traditionnel cordon à billettes et l'ornementation toute bourguignonne du chevet. Elle se distingue par une riche polychromie en camaïeux de roses et de jaunes et par une grande originalité d'architecturale.

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Illumination de la Basilique

De l'opulent décor roman, subsistent des vestiges significatifs, introduits au porche sud par deux heurtoirs de bronze représentant un lion et un singe. L'ensemble des chapiteaux intacts (plus de 300) offre une diversité iconographique surprenante où prédominent les motifs inspirés de l'Antiquité. Ils voisinent avec des thèmes médiévaux et religieux ; batailles, usurier, Résurrection...

La chapelle a conservé l'intégralité du Jugement Dernier peint à fresque au milieu du XIIème siècle. Sur les piliers de la nef, des pans entiers de fresques du début XIIème siècle exposent des scènes bibliques et narratives insérées dans de riches motifs décoratifs. Cette polychromie est valorisée par l'exceptionnel pavement de galets du XVIème siècle (et IXème siècle).

Véritable trésor d'art religieux, le mobilier de la basilique présente essentiellement des œuvres gothiques et classiques très expressives : fascinant Christ lépreux, mais aussi tendres vierges...

Extérieur - L'église actuelle, entreprise par le narthex en 1060, fut achevée en 1180 (chœur et chevet). Sa nef fut surélevée et voûtée d'ogives en 1259, mais la façade Ouest, ainsi que le clocher carré qui la surmonte et le clocher octogonal élevé sur la croisée du transept on été refaits au XIXème siècle...

 

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La basilique Saint Julien à Brioude
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Publié le par cpauvergne
Publié dans : #c'était hier

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Le catalogue" Manufrance" et le "Chasseur Français" livres de chevet des Auvergnats

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Manufrance

Le catalogue

La fenètre sur l'extérieur ou le rève à la maison

Le catalogue Manufrance était peut-être le seul livre de chevet qu’avaient les auvergnats.

A l’instar de Fernandel  dans le film « Crésus » de Jean Giono il était feuilleté devant la cheminée ou le poêle à la veillée.

Il faisait  rêver car beaucoup de choses était hors de portée des ouvriers mais  il donnait des idées pour fabriquer les choses soit même.

Comme dans ce catalogue on trouvait de tout  il était fréquent que l’on commande un outil bien spécifique.

Les agriculteurs, les vignerons, apiculteurs, chasseurs, campeurs, pécheurs, jardiniers, couturières, coiffeurs, trouvaient tout le matériel nécessaire à leurs besoins

 

Il y avait aussi le livre mensuel  « chasseurs français » qui était présent dans beaucoup de famille celui-ci était aussi édité par la société Manufrance.

Il était dédié plus au gens de la campagne car il parlait de chasse,pèche,jardinage,nature,écologie.

Pour vous faire une idée de l’impact que pouvait avoir ce catalogue et ce mensuel voici un peu d’histoire de cette société et des échantillons de produits et matériel.

Création

Le 10 novembre 1887, Étienne Mimard et Pierre Blachon achètent la « Manufacture Française d’Armes et de Tir » de Monsieur Martinier-Collin pour 50 000 pièces-or. Deux ans auparavant, soit en 1885, est créé Le Chasseur français, un périodique sur le monde de la chasse. En 1892, s'ouvre le premier magasin de vente à Paris au 42 rue du Louvre. Peu de temps après la découverte de la bicyclette, l'entreprise lance la sienne sous le nom d'Hirondelle. De fait, l'entreprise est rebaptisée[1] Manufacture française d'armes et cycles de Saint-Étienne.

Les années de gloire]

En 1893 commence la construction des bâtiments du cours Fauriel à Saint-Etienne. La même année est introduite la gamme d'articles de pêche Tarif-Album. En 1897 est créée la carabine mono-coup Buffalo, une carabine de tir et de jardin. En 1900, 80 succursales sont déjà ouvertes dans les colonies françaises[].

En 1902, une centrale électrique est construite pour l'usine. En 1904, l'entreprise propose à ses clients ses premières cartouches prêtes à l'emploi. En 1906 est créée la machine à coudre Omnia. La société possède 8 magasins en France et 367 agences à l'étranger et dans les départements d'Outre-Mer. En 1908 est lancé le fusil Simplex.

En 1911, la Manufacture française d'armes et cycles de Saint-Étienne prend le nom de Manufrance et devient une société anonyme ; Etienne Mimard en est le premier directeur général. En 1913 est lancé le fusil Robust, un fusil de chasse juxtaposé, la référence pour ce type de fusil. Manufrance sort une bicyclette modéle grand tourisme, avec 6 vitesses rétro-directe et roue libre, pour un prix de 200 frcs.

En 1914, Pierre Blachon décède et lègue la majorité des actions aux Hospices civils de Saint-Etienne. Manufrance lance le pistolet Le Français et met au point le pneu démontable. À cette date, Manufrance a des magasins dans quinze des plus grosses villes françaises : Rouen, Paris, Avignon, Toulouse, Nantes, Lille, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Nancy, Troyes, Valence, Lyon, Nice...

En 1929, avec la crise et la multiplication des taxes et des impôts sur la société, les affaires sont plus difficiles.

En 1939, Le Chasseur français est tiré à 450 000 exemplaires. En 1944 le fondateur, Etienne Mimard, décède. Il avait renoncé, depuis les grèves de 1937, à léguer la moitié des actions qu'il détenait à ses employés ; il les transfère à la mairie de Saint-Étienne. Pierre Drevet devient PDG. En 1945, Manufrance s'adjoint des commerces indépendants pour ouvrir des magasins agrées Manufrance. En 1952, Jean Fontvieille succéde à Pierre Drevet.

La 2e guerre mondiale a un lourd impact sur Manufrance. En effet, Etienne Mimard ne souhaite pas collaborer avec les Allemands et, de ce fait, ne bénéficie pas du matériel que ceux-ci pourraient fournir.

En 1952, Manufrance crée la carabine Reina à répétition automatique et calibre 22 LR à 8 coups. En 1958, se crée le fusil RAPID, fusil de chasse à pompe. En 1962, est lancé le fusil Perfex, fusil de chasse semi-automatique à 3 coups et en 1968, le fusil Falcor, fusil de tir et de trap.

En 1970, Manufrance fabrique plus de 70 % des armes de chasse françaises. L'entreprise dispose de 125 000 m² d'usines à Saint-Étienne. Elle expédie chaque année 20 000 tonnes de marchandises en France et dans le monde entier. 48 magasins sont répartis dans toute la France. 1 500 000 foyers reçoivent le catalogue.[]

En 1973, à son apogée, Manufrance dispose de 64 magasins dans toute la France, 30 000 références sont présentes dans le catalogue, 30 000 machines à coudre Omnia sont livrées. Le Chasseur Français est vendu à plus de 815 000 exemplaires. Manufrance est une société industrielle et commerciale à dimension internationale produisant plus de 80 000 fusils par an, avec plus de 4000 salariés[2].

Cependant l’élargissement de la communauté (CEE) accentue la concurrence et celle-ci devient plus difficile encore à supporter avec l'ouverture au monde (lorsque sont introduites des machines à coudre japonaises sur le marché français par exemple).

La fin,

En 1944 le fondateur lègue à la municipalité de Saint-Étienne la moitié des actions détenues. Ce qui marquera la fin de l'entreprise plus de 40 ans plus tard dans les années 1970, la crise survint lorsque la mairie communiste dirigée par Joseph Sanguedolce doit gérer les difficultés

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Publié le par cpauvergne
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Mandrin en Auvergne

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Histoire d'Auvergne

Vous pourrez également visiter la Haute-loire en cliquant sur le lien-ci dessous

Haute-Loire

 

L'histoire de Mandrin

Rebellion contre le pouvoir

Louis Mandrin, une sorte de robin des bois pour les uns, un bandit pour les autres qui, à la fin du XVIIIe siècle, organisait un réseau de contrebande au nez et à la barbe de la Ferme générale (collecteurs d'impôts indirects), l'institution la plus puissante et la plus impopulaire de l'Ancien régime. Véritable héros aux yeux du peuple, il lui permettait d'acquérir à bas prix des produits coûteux comme le sel ou le tabac, des marchandises rares ou prohibées. Pour les autorités, il était l'homme à abattre. Mais l'histoire de Mandrin est hautement plus passionnante encore...

Nous sommes en 1754. Louis Mandrin a 27 ans. Mandrin veut se venger des fermiers généraux qu'il tient pour responsables de sa ruine et de la pendaison de son frère Pierre. C'est à lui en tant que chef de famille, de laver ces affronts...
Mandrin identifie à ses propres intérêts les intérêts de ceux dont il est responsable. De même que sa faillite affecte tout le clan, la pendaison de Pierre, en jetant l'opprobe sur sa famille, l'atteint personnelement dans son honneur. Suivant cette logique, les "fautes" commises par quelques employés de la Ferme doivent être expiées par la compagnie toute entière. Au début de l'année 1754, Mandrin déclare la guerre à la puissante Ferme générale. La légende de Mandrin est en marche...

Plusieurs régiments royaux dont ceux de Fischer et de La Morlière furent mobilisés pour barrer la route à Mandrin, fin stratège et homme rusé qui échappa systématiquement à ses poursuivants.

 Pour connaitre toute l'histoire cliquer sur le lien ci-dessous.

http://www.mandrin.org/campagnes-de-mandrin.html

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Mandrin sévit en Auvergne voici les détails

Le 20 août Mandrin rentre en France par la Savoie, coupant les cordons de troupes disposés pour lui fermer la route. Le 26 août à l'aube, les "Mandrins" arrivent à Brioude. Ils étaient très surexcités, harassés par la longueur et la rapidité de leur course depuis la frontière. La maréchaussée est dépêchée pour arrêter les brigands. De Riom, de Clermont et d'Issoire, les gendarmes accourent trois jours après le départ des compagnons!
Mandrin divise sa troupe en deux corps à la sortie de Brioude. L'un prit la direction de Massiac, l'autre, plus important, dirigé par Mandrin lui-même, repassa par Saint Georges d'Aurac en entra dans le Velay. Mandrin arriva à Craponne le 28 août. Le 29 août, troisescouades de Mandrins, de trente cinq à trente six hommes chacune, entrent dans Montbrison en Forez. Mandrin libère les détenus incarcérés pour désertion, pour contrebande ou pour faux-saunage. Pour sortir de France, Mandrin fit un brusque détour vers le nord. Le 1er septembre il est aux confins de la Bresse. Le 2 septembre, les Mandrins traversent Pont de Veyle. Le 5 septembre, au sortir de France, au Fort de Joux, sur la frontière suisse, une dernière salve tue un gâpian et blesse plusieurs autres.

Pour lire la vie de Mandrin en intégralité.

Blog perso Mandrin


Archives départementales du Puy de Dome

Procès-verbal de l'entrée des contrebandiers à Brioude le 26 août 1754, dressé par Jean-François Croze de Mombriset, président en l'élection de cette ville, et Jean-François Magaud, conseiller du roi en la même élection ; - lettres de M. de Mombriset, du 26 août 7 heures du matin, annonçant à l'intendant l'entrée des contrebandiers ; du 27 août annonçant l'arrivée des brigades de maréchaussée de Clermont, Riom et Issoire ; - lettres de l'intendant au contrôleur général ; - lettre de M. Marie, subdélégué à Langeac, du 28 août 1754, informant l'intendant qu'une bande de 9 contrebandiers, accompagnés d'une femme ont traversé Langeac le 18 août ; - lettres de l'intendant à M. de Rochebaron, commandant pour le roi à Lyon ; aux intendants de Montpellier et de Montauban ; au commandant pour le roi à Tournon ; - lettre de M. de Rochebaron, du 1er septembre 1754, informant M. de la Michodière qu'une bande de 30 contrebandiers armés comme ceux de Brioude a été à Montbrison le 29 du mois dernier ; - lettre de M. de Saint-Priest, intendant à Montpellier, du 4 septembre 1754, informant M. de la Michodière que la bande de contrebandiers "a paru à Yssingeaux et à Craponne, dans le diocèse du Puy ; - lettre du commandant en Vivarais et Velay, datée de Tournon le 6 septembre, au sujet du passage des contrebandiers à Craponne ; - lettre de l'intendant d'Auvergne informant le contrôleur général de ce qui s'est passé à Craponne.

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du 4 octobre au 29 octobre 1754

. Le 10 octobre, 120 dragons envoyés par l'intendant de Lyon, arrivent à Roanne étonnés d'apprendre le départ des contrebandiers. Passage par Saint Just en Chevalet. Puis, le même jour les contrebandiers arrivent à Thiers. Les mêmes scènes se renouvellent (visite chez les receveurs des Fermes et chez les entreposeurs des Tabacs, déballage de marchandises, visite des prisons). Le 12 octobre, ils entrent à Ambert. Quelques contrebandiers s'emparèrent des serviteurs de l'église. Ceux-ci, voulaient faire sonner le tocsin, conformément aux ordonnances royales. Il était cinq heures du soir, lorsque la bande quitta Ambert prenant la route de Marsac. Le 13 octobre, les Mandrins arrivèrent à Arlanc "comme des lions enragés" selon les dépositions des notables. Vers six heures du soir, ils quittent la ville pour atteindre le même jour la Chaise Dieu où ils règnent en maîtres jusqu'au lendemain vers deux heures de l'après midi. Sur la route du Puy, entre Fix et Saint-Geneix, Mandrin fut attaqué par un détachement des hussards de Lenoncourt. Les hussards furent mis en déroute et les contrebandiers entrèrent le 16 octobre en bon ordre dans la capitale du Velay. Le capitaine général des Fermes, avait fait garnir d'hommes et de munitions la maison de l'entreposeur. Une fusillade éclata lorsque Mandrin arriva en face de la maison. Un contrebandier fut tué et plusieurs autres blessés. Mandrin lui même eut le bras gauche cassé. Mais c'est en vain que les compagnons déchargent leurs armes. L'un des lieutenants de Mandrin eut l'idée de grimper sur le toit d'une maison voisine avec une quinzaine d'hommes. Au prix de nombreux blessés, le logis est enfin pris. La maison est saccagée de la cave au grenier, le mobilier vendu aux enchères. Durant la nuit, les contrebandiers quittent la ville pour Pradelles, où ils arrivent le 17 octobre. Ils obtiennent 2000 livres de l'entreposeur. Des sommes diverses furent aussi extorquées aux entreposeurs de Langogne, de Tence en Vivarais, de Saint Didier de Seauve et de Bonnet le Château. Les contrebandiers entrèrent dans Montbrison le 23 octobre, à onze heures du matin. Mandrin allait trouver à Montbrison un receveur des Fermes qui devait être homme  à l'entendre et à lui tenir tête. Sur les 20 000 livres réclamées par Mandrin, seulement 6000 furent payées. Il demanda de garder le secret de cette concession vis à vis des ces hommes. Souffrant de sa blessure, Mandrin fut pansé par un chirurgien que la femme du receveur des Fermes était allée chercher.

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Lettre de M. Mignot, subdélégué à Thiers, du 11 octobre 1754, informant l'intendant qu'une troupe de contrebandiers est entrée dans cette ville la veille, vers cinq heures du soir ; - lettre de M. de Riberolles fils, du 11 octobre 1754, racontant ce qui s'est passé la veille dans la maison de son père ; - nouvelle lettre de M. Mignot, annonçant que le vendredi 11 les contrebandiers revinrent chez M. de Manovelly et lui firent encore donner 1 000 livres contre deux balles de tabac pesant environ 2 quintaux ; la dame Melore leur fit encore un fonds de 2 040 livres contre quatre balles de tabac ; - lettre de M. Guillemot, premier échevin de Thiers ; - lettre de M. Marlet, annonçant qu'à l'arrivée des contrebandiers la brigade de maréchaussée de Thiers s'est réfugiée à Puy-Guillaume ; - autre lettre de M. Mignot, du 14 octobre : on leur avait annoncé l'arrivée d'une bande qui heureusement n'est pas venue ; - procès-verbal dressé par M. Madur, bailli et subdélégué, des excès commis à Ambert par le troupe de Mandrin ; - état du tabac et des indiennes déposées par les contrebandiers et des sommes qu'ils ont reçues ; - déclarations des aubergistes qui ont été obligés de loger la troupe de Mandrin ; - déclaration du geôlier attestant que les contrebandiers ont fait ouvrir les prisons et n'y trouvant personne se sont retirés ; - délibération de la ville d'Ambert demandant du secours à l'intendant ; - lettre de M. Madur, au sujet des troubles qui ont suivi le départ des contrebandiers. - Arlanc : procès-verbal des excès commis à Arlanc par les contrebandiers, le 13 octobre 1754, dressé par Jacques de Vissaguet, lieutenant de la ville et baronnie d'Arlanc. - La Chaise-Dieu : procès-verbal des dégâts commis par les contrebandiers le 14 octobre, dressé par Marcelin Olier, avocat en Parlement, subdélégué de l'intendance ; - lettre de M. Lussigny, du 20 octobre, informant l'intendant que le mercredi 16 les contrebandiers sont arrivés au Puy ; - lettre du sieur Gladel sur l'affaire du Puy.

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Blog de auvergnebassinauzonbrassac : Auvergne a travers les temps, Mandrin en Auvergne: Histoire en détail sur ce Robin des bois des années 1750 

du 15 décembre au 26 décembre 1754

. En se retirant devant des troupes qui leur étaient trois ou quatre fois supérieur en nombre, les contrebandiers firent dix-sept lieues dans la journée. Ils franchirent l'Arroux, la Loire et la Besbre.Mandrin, atteint de deux balles, harcelé et poursuivi par des troupes légères, divisa sa troupe en deux colonnes. L'une remonta la Loire, l'autre, avec Mandrin à sa tête se jeta dans le Forez. Après l'épisode de Gueunand, les autorités craignent des représailles de la part de Mandrin. On le voit partout. Le moindre colporteur est suspecté d'être un Mandrin. En Bourbonnais, en Beaujolais, en Lyonnais, en Auvergne et en Forez, les circulaires des intendants stimulent les officiers municipaux. Mandrin passe l'Arroux à La Boulaye et la Loire à Saint-Aubin ou il arrive le 21 décembre à quatre heures du matin. Ici, pour la seconde fois, il divise sa troupe en deux tronçons conservant le direction avec son lieutenant Joseph Bertier. Il passe le jour même à Dompierre sur Besbre. Les contrebandiers s'en prennent à quatre cavaliers de la maréchaussée. Le 22 décembre, avec ses 35 hommes, Mandrin arrive au Breuil, près de La Palisse. Là, ils massacrèrent deux gapians qui buvaient au cabaret et tuèrent deux autres dans un champ voisin. Ils continuèrent leur chemin par Arfeuilles, Châtel-Montagne et Noirétable où ils échappèrent de justesse aux troupes royales. Le même jour, 22 décembre, à Saint-Clément, ils assassinèrent un sabotier qui refusait de leur indiquer les maisons des employés des fermes. Les Mandrins couchèrent dans la nuit du 23 au 24 décembre, à La Paterie commune de Marat. En longeant les rives de la Dore, les Mandrins arrivèrent le 24 décembre sur les dix heures du matin, en vue d'Ambert. Hommes et chevaux étaient très fatigués. Ils se reposèrent environ deux heures avant d'entrer dans Marsac. Ils obligèrent un riche industriel de la ville, à leur fournir de l'avoine pour leurs chevaux. Puis, la troupe reprit la route d'Arlanc qu'elle traversa au galop d'un trait. Les troupes de Fischer les serraient toujours de près. Interrompant leur course, les Mandrins firent une halte à La Chaise Dieu. Après quelques heures de repos, ils arrivèrent à Fix-Saint-Geneix. Les chasseurs de Fischer, au nombre de cent cinquante à deux cents, ne les manquèrent que de trois heures à la Chaise Dieu. Les dragons de La Morlière arrivaient du Puy en Velay. Du Nord et du Sud, les contrebandiers allaient être pris comme dans un étau. Mandrin et ses compagnons assistèrent à la seconde messe de la nuit à Fix Saint Geneix. Ils y restèrent jusqu' à onze heures du matin. Puis, accompagnés de guides, ils longèrent les bois de Vazeilles, de Ninirolles, de Saint Jean de Nay et arrivèrent jusqu'a Beyssac. Ils montèrent vers la Sauvetat, village écarté et dominant les hauteurs. Deux chemins y conduisaient. Les contrebandiers prirent le plus mauvais. Ils arrivèrent à La Sauvetat en Velay vers cinq heures du matin le jeudi 26 décembre. Or le capitaine Diturbide-Larre et les cavaliers de La Morlière y étaient déja depuis une heure. N'ayant trouvé aucun de ceux qu'il cherchait, et s'imaginant qu'il venait de manquer à nouveau les Mandrins, le capitaine Diturbide avait ordonné de faire rentrer les chevaux dans les écuries et autorisé ses hommes à aller boire dans les cabarets. Il fait nuit noire et le froid d'une rigueur affreuse. Trois contrebandiers se présentent à la porte d'une écurie et se font surprendre par une sentinelle. Dans l'obscurité, Mandrins et Volontaires des Flandre se fusillent à bout portant. Épuisés et réduits à une poignée d'hommes, les Mandrins ne pouvaient que battre en retraite. Ils s'échappèrent par petits groupes dans des directions différentes. Ils trouvèrent asile dans les forêts épaisses et profondes des environs. Ils avaient abandonnés leurs armes apparentes. Ils étaient protégés par la sympathie du peuple qui favorisa partout leur fuite. Mandrin chercha refuge dans le Vivarais. Il en connaissait les montagnes et le pays était pour lui. Du Vivarais, il passa en Provence après avoir franchi le Rhône. Par le Comté de Nice et le Col de Tende, il gagna le Piémont et revint en Savoie par Turin. Le 24 Janvier 1755 il était de retour à Carouge.
Cette sixième campagne avait mis le comble à la renommée de  Mandrin. Durant les six derniers jours qui précédaient les événements de La Sauvetat, Il avait franchi plus de cent lieues avec ses compagnons, en plein hiver, dans des pays de montagnes aux sentiers enneigés souvent dans l'obscurité de la nuit, dans le froid d'un hiver plus rigoureux que celui de 1709 lui même.

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Lettres de M. de la Crène, du 21 au 23 décembre, sur les mesures prises pour défendre la ville de Riom des contrebandiers : - correspondance de MM. Mignot, subdélégué à Thiers ; le chevalier de Larnage, commandant le détachement de Lenoncourt envoyé à Thiers le 22 décembre ; Marlet, capitaine des fermes à Puy-Guillaume ; Noyer, maire de la ville de Thiers, relative à la marche des contrebandiers, à l'organisation de la milice bourgeoise ; - lettres de M. Gros, subdélégué à Maringues, se plaignant que M. de la Crène, au lieu de s'adresser à lui, ait demandé des renseignements au sieur Andrieu ; il adresse à l'intendant copie d'une lettre du sieur Marlet, relative au passage des contrebandiers et aux mesures prises dans la ville de Thiers ; - lettre de M. de Lolannier, commandant la gendarmerie à Billom, du 24 décembre ; - lettres de MM. Teyras, Madur et des consuls d'Ambert au sujet des ordres donnés par l'intendant d'armer la milice bourgeoise ; ils demandent l'envoi de troupes réglées ; - lettres de MM. Teyras, Madur, Lussigny et des consuls d'Ambert sur les mesures prises pour mettre la ville en état de défense ; Mandrin et sa troupe ont passé à une portée de fusil des faubourgs d'Ambert ; - lettre de M. Madur du 28 décembre annonçant que la garde bourgeoise d'Ambert a arrêté la veille le nommé Joseph Sapin, de la paroisse de Beurières ; Jeanne Gilbertas, l'une des filles du logis de la Paterie, paroisse de Marat, et Jean Grangeon, colporteur du bourg de Saint-Anthème "qui venoient ensemble du logis de la Paterie, gîte ordinaire des contrebandiers" ; interrogatoires par M. Madur des trois individus arrêtés ; - lettre du même, du 29 décembre, demandant l'autorisation de faire continuer la garde bourgeoise, ayant appris qu'il y avait dans les environs d'Ambert d'autres contrebandiers que ceux poursuivis par les volontaires de Flandre et de Dauphiné ; - délibération des habitants de Brioude, du 25 décembre, relative à l'organisation de la milice bourgeoise ; à la suite de la délibération la liste des officiers de ladite garde ; lettres de M. de Mombriset ; - lettres de MM. Belamy et Tartel, receveurs des tailles, demandant vu les circonstances, que la maréchaussée escorte en plus grand nombre "les voitures rassemblées de Saint-Flour, Brioude et Issoire" ; - lettre de M. Pagès de Vixouzes, du 30 décembre, relative à l'organisation de la garde bourgeoise dans la ville d'Aurillac ; - délibération des habitants de Saint-Flour du 25 décembre ; lettres de M. de Montluc et des consuls annonçant qu'ils ont fait réparer les portes, qu'ils y ont établi des gardes.

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Arrestation de Mandrin

Château de Rochefort en Novalaise au début du XXe siècle, Lieu de la capture de Louis Mandrin

Pourchassé par les fermiers généraux, insatiables collecteurs d'impôts de l'Ancien Régime, Mandrin est capturé dans la nuit du 10 au 11 Mai 1755 au Château de Rochefort en Novalaise (Savoie) et ammené à Valence.

Les Valentinois vont découvrir un être plein d'esprit et de répartie au cours d'entrevues organisées par groupe de cinq personnes dans sa cellule.

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Exécution de Mandrin

L’exécution de Mandrin est l'une des plus célèbres de l'Ancien Régime et a sans doute contribué à faire grandir le mythe alors en formation.

Le jugement est rendu le samedi 24 Mai 1755 dans la soirée. Le lendemain étant un dimanche, il faudra attendre Lundi 26 Mai 1755 pour que le greffier lui lit son arrêt de mort. L’exécution aura lieu dans la foulée.

Il est environ 17h lorsque Mandrin sort de prison. Il y a du monde jusque sur les toits.
On peut même louer même pour douze sous les gradins construits spécialement pour l'occasion.
Des patrouilles ont été placées dans les rue de Valence et les portes de la ville sont fermées !

 

Mandrin est nu en chemise, la corde au col, il porte un écriteau sur lequel il y a écrit en gros caractères Chef des contrebandiers, criminels de lèse-majesté, assassins, voleurs et perturbateurs du repos public, et tenant en ses mains une torche de cire ardente, du poids de deux livres. Tout en gardant cet air fier et aussi martial qu'il avait lorsqu'il se battait, il s'agenouille devant la cathédrale de Valence et dit alors : Je demande pardon à dieu, au roi et à la justice, de tous mes crimes et attentats...

Louis mandrin est ensuite conduit à la place des clercs de Valence où est dressé l’échafaud.

On lui donne de l'eau de vie, ainsi qu'au confesseur qui s'évanouit. Puis il endure sans un cri d'avoir «les bras, jambes, cuisses et reins rompus vifs[...] mis ensuite sur une roue, la face tournée vers le ciel pour y finir ses jours». sur avis de l’évêque de Valence, sensible à son repentir, le juge ordonne au bourreau de l'étrangler au bout de huit minutes. Son corps est accroché au gibet. Ses biens sont «confisqués au roi», dont dix milles livres vont dédommager la Ferme et payer le procès.

Le jour de son exécution une foule innombrable se pressera Place des Clercs. Son corps fut exposé après sa mort durant trois jours et tel des pèlerins de nombreuses personnes accoururent pour lui rendre un dernier hommage tant sa popularité s'était accrue.

La mort de Mandrin sur la roue de Valence marque la fin de ses agissements mais aussi le début d'une légende tant l'homme marqua les esprits de ses contemporain

Lien d'ou provient le texte

Exécution de Mandrin



Brioude

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Cette maison n'a jamais été a proprement dite la demeure du brigand Mandrin.
Elle est entrée dans l'histoire de Brioude, le 26 août 1754, date de la visite de Mandrin et de sa troupe qui y dévalisa le siège de l'entrepôt des tabacs.
Le bâtiment date du XVe ou XVIe siècle et présente un grand intérêt architectural.
La maison Mandrin est une belle demeure gothique à pans de bois appartenait à un chanoine-comte. La maison porte ainsi le nom de Louis Mandrin, venu vendre au responsable de l’entrepôt un lot d’herbes à Nicot au prix fort, pour le plus grand bonheur des habitants. La victime n’a pu s’en remettre au point de succomber 8 jours plus tard. Elle est le siège de la société l’Almanach de Brioude. Des expositions temporaires y sont organisées.

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