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Articles avec #histoire d'auvergne catégorie

Publié le par Papou Poustache
Publié dans : #Histoire, #Histoire d'Auvergne, #région St Flour

Cet article est reposté depuis L'Auvergne Vue par Papou Poustache.

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Publié le par Papou Poustache
Publié dans : #Histoire d'Auvergne, #Histoire, #région Langeac

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Les pénitents blancs de Saugues


Pénitents de Saugues

350 ans de présence à Saugues

Le XVI° siècle et surtout le XVII° siècle marquent l'apogée des Confréries de Pénitents. Dans un esprit de pénitence et de charité, le 14 mai 1652, fut fondée à Saugues une confrérie .

Lien du teste de ci-dessous.

http://www.webcompostella.com/Penitents-de-Saugues_a194.html

Un peu d'histoire :

Dès le Moyen-Âge, on trouve en France en Espagne, et surtout en Italie, à côté de diverses confréries de métiers un grand nombre de confréries, qui sans porter encore le nom de " pénitents " ne s'en livrent pas moins à des pratiques et à des oeuvres de pénitence et de charité.

Cinq habitants de Saugues, Antoine et Jacques de Langlade, chanoines de la Collégiale, Jacques de Langlade, notaire royal, Benoît Paparic, bourgeois et Antoine Pichot, apothicaire, sont à l'origine de cette initiative. Aujourd'hui la confrérie est composée d'une cinquantaine de pénitents issus de toutes professions. Fidèle à l'Eglise, elle a traversé les siècles et reste bien vivante et active.

Au cours de la procession du Jeudi-Saint , elle nous témoigne de l'esprit de Pénitence et de sa mission dans l'Église du XXIème siècle.

La confrérie :


La Confrérie des pénitents blancs est une communauté d'hommes :

• Unis par la foi de l'Eglise Catholique avec une orientationprépondérante de leur spiritualité vers l'essentiel : L'Eucharistie, "centre et sommet de la vie chrétienne "; la Passion du Christ, cœur dumystère de la Rédemption et La Mère de Dieu, dans une dévotion solideet éclairée.

• Unis dans la fraternité. Confrères au sens fort du terme, ils ontcomme but de s'entraider, de se soutenir mutuellement dans les épreuvesde la vie et d'être heureux ensemble, puisque la joie est unecaractéristique du chrétien.

• Au service de l'Eglise et du monde. Ils portent le souci d'un vraitémoignage de vie chrétienne, non seulement dans les manifestationspropres à leur mouvement, mais encore dans les différents milieux oùils vivent : famille, profession, éducation, culture ou social. Ilsparticipent à l'animation liturgique dans leur paroisse : chorale,l'accompagnement des obsèques

• Qui réfléchit et qui prie. Régulièrement, une réuniond'approfondissement spirituel les rassemble dans la réflexion et laprière.

Le Jeudi Saint :

Que se passe-t-il à SAUGUES le Jeudi Saint ?

Une procession, mais pas une procession banale : à la nuit tombée, uneconfrérie de Pénitents Blancs, pieds nus, le visage encagoulé,implorant le «Miserere nostri Domine, Domine miserere nostri », portentla croix et les instruments de la Passion de Jésus à travers la ville.

La procession débute, la nuit tombée de la Chapelle des Pénitents. Elle comprend en gros trois parties distinctes :
- portés par les enfants des écoles tout de blanc vêtus, lesinstruments de la Passion du Christ (lance, coq, dés, fouet, clous,marteaux, couronne d'épine, bourse aux trente deniers, écriteau « INRI», tenailles, échelle…). Puis présentée par un Pénitent tout de rougevêtu, la colonne de la flagellation.
- au cœur du cortège, gantés de blanc, un Pénitent élève le caliceau dessus de sa tête, les coudes soutenus par deux autres Pénitents, enblanc comme lui,
- enfin la grande croix portée par deux autres Pénitents, rouges,cette fois, l'un représentant Jésus, l'autre Simon de Cyrène.

Après avoir traversé les rues de la ville, puis fait une étape dansl'église, la procession s'achève là où elle a commencé : à la chapelledes Pénitents, au pied de son très beau retable.

Sur la route de Saint Jacques :

Après votre départ du PUY, SAUGUES est la première de ces « halteschrétiennes » que vous rencontrerez sur votre route. Comme vous pourrezle voir sur la très belle méditation de M. BECEUEIL que nous vousinvitons à découvrir, la procession du Jeudi Saint à SAUGUES se veutune réponse au : « douloureux reproche » de Jésus à ses disciples : «vous n'avez pas pu veiller une heure avec moi ». Depuis les débuts duchristianisme, nous rappelle, M. BECEUIL, le soir du Jeudi Saint, deschrétiens de tous lieux et de tous temps ont voulu veiller une heureavec le Christ et les fidèles sont invités à prier au « reposoir ».
Ami Pèlerin, qui passerez à SAUGUES ce jour là, vous pourrez vous aussi vous y « reposer » avec la communauté locale.

Les pénitents blancs de Saugues
Les pénitents blancs de Saugues
Les pénitents blancs de Saugues
Les pénitents blancs de Saugues
Les pénitents blancs de Saugues

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Publié le par Papou Poustache
Publié dans : #legende et conte d'Auvergne, #Histoire d'Auvergne

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La bête du Gévaudan en Auvergne

On associe les méfaits de cette bête au département de la Lozère et plus particulièrement à Marvejols et St Chély toutefois il faut savoir que celle -ci a sévit dans la Haute-Loire et le Cantal comme l’atteste les archives départementales du Puy de Dôme.

Vous allez dire encore un article un de plus, oui mais Cet article ne fait que relater quelques fait issues des archives départementales et ne concerne que l'Auvergne et chacun se fera une idée en allant consulter le dossier complet d'archive qui est disponible sur ce lien.

http://www.archivesdepartementales.puydedome.fr/archives/fonds/FRAD063_000030008/n:19

En juin 1764, une femme est attaquée par une bête féroce près de Langogne dans le Gévaudan. Quelques semaines plus tard, la bête reparait et à partir de cette date jusqu'en 1767, les attaques se multiplient sur le territoire actuel des départements de la Lozère, de la Haute-Loire, du Cantal.

De nombreuses battues sont organisées par les autorités pour débusquer la bête mais en vain. En septembre 1765, Antoine, porte-arquebuse envoyé par le Roi, tue un loup d'une taille imposante qui est reconnu par des témoins comme étant la bête responsable des attaques. Toutefois, celles-ci continuent mais le Roi, convaincu qu'Antoine a abattu la bête du Gévaudan, refuse d'intervenir. Finalement, en 1767, un nommé Chastel tue un animal décrit comme semblable au loup mais avec des différences. A la suite de cela, les attaques cessent.

Les attaques de la bête en Haute-Auvergne expliquent que les Archives départementales conservent dans le fonds de l'intendance d'Auvergne un certain nombre de dossiers relatifs à la bête et à la lutte contre celle-ci.

En fin d'articles vous verrez des extraits des archives départementales du Puy de Dome pour voir en intégralité tous les documents voici le lien.

http://www.archivesdepartementales.puydedome.fr/archives/fonds/FRAD063_000030008/n:19

La bête du Gévaudan en Auvergne

En Haute Loire

Elle a sévit à Saugues et aux environs de Chanaleilles jusqu'à Langogne mais aussi autour de Langeac.

Dans cette lettre on voit les villages de Pinols et Desges

Lettre de M. Fournier, curé de La Besseyre-Saint-Mary, du 6 décembre 1765, racontant la lutte soutenue contre la bête par deux drôles de sa paroisse, l'un âgé de 6 à 7 ans, l'autre de 13 à 14 ; - lettre de M. Ollier, curé de Saint-Sébastien de Lorcières, chanoine de Sainte-Geneviève, du 28 décembre 1765, prétendant que l'on n'a pas tué l'animal qui avait fait tant de ravages ; la bête a dévoré le 21 décembre Agnès Mourgues, de la paroisse de Lorcières, âgée de 12 ans ; - correspondance à ce sujet de l'intendant avec MM. D'Ormesson et de L'Averdy ; - lettre de M. de Montluc, du 26 janvier, au sujet des nouvelles adressées par le curé de Lorcières ; - nouvelle lettre de M. Ollier à l'intendant, du 7 février 1766, au sujet des reproches que lui a faits M. de Montluc d'avoir envoyé au ministre une relation des accidents survenus dans sa paroisse ; - réponse de l'intendant ; - procès-verbal des blessures reçues par Jeanne Delmas, le 14 février 1766 ; - procès-verbal de la mort d'une petite fille de 6 ans, de la paroisse de Clavières ; - lettre de M. Gibergues, curé de Clavières, du 26 avril 1766, donnant la description d'une seconde bête qui a paru dans sa paroisse ; - lettres de M. de Boissieux, au sujet de deux enfants attaqués par la bête à Pinols et Desges ; - "Relation sincère et exacte des évènements fâcheux qui sont arrivés pendant le cours de l'année 1765, par la bête féroce dans la paroisse de Lorcières, diocèse et élection de Saint-Flour" par M. Ollier, curé de Lorcières ; - "Description de l'antropophage ou de l'animal féroce qui désole et ravage le païs des frontières du Gévaudan et d'Auvergne que l'on caractérise de monstre en sa nature" par le même M. Ollier.

Dans celle ci on voit qu'une personne a été dévorée à Venteuge près de Saugues

Lettres du chevalier de Montluc et de M. d'Enneval fils, datées de Saint-Alban le 3 mai 1765 : la bête a été tirée et blessée par MM. De Marlet, seigneurs de la Chalmette ; - lettre de M. de Verny de La Vedrine, du 8 mai, sur les ravages de la bête dans les paroisses de Nozerolles et d'Auvers ; - lettre de M. Hébert, datée de Verrières près de Sceaux le 14 mai 1765, indiquant un nouveau stratagème si le premier n'a pas réussi ; - lettre de M. Marie, du 15 mai, annonçant que la bête a attaqué quatre petits garçons du village d'Auverts, paroisse de Nozerolles ; il la mirent en fuite ; - correspondance de l'intendant avec M. de Saint-Florentin et le contrôleur général ; - lettre de M. d'Enneval, du 23 mai, annonçant qu'il y a eu encore une femme dévorée dans la paroisse de Venteuge ; - lettre de M. de Verny de la Védrine, demandant l'autorisation de faire une battue dans son canton avec quelques bons tireurs ; - lettre de M. d'Enneval, juin 1765, au sujet des nouvelles victimes et donnant le détail d'une nouvelle battue ; la bête s'est réfugiée dans les bois de Lorcières ; - lettre de M. de Ballainvilliers, du 24 juin, adressant à M. de Montluc des piques qu'il fera distribuer aux paysans des villages où la bête paraît plus fréquemment.

La bête du Gévaudan en Auvergne
La bête du Gévaudan en Auvergne
La bête du Gévaudan en Auvergne

Dans le Cantal

En Margeride vers st Poncy dans la région de st Flour nous avons même un texte de Mauriac.

Battue partant de Chély Jusqu'à St Flour

Lettre de M. de Montluc, du 30 janvier 1765, annonçant que la bête a reparu du côté de Saint-Chély et qu'on a décidé une battue générale pour le 7 février ; lettre circulaire imprimée adressée dans les paroisses pour annoncer et organiser la battue ; - lettre de M. Marie, du 9 février 1765, annonçant que 7 paroisses de sa subdélégation sont parties le 7 au matin ainsi qu'il avait été ordonné et qu'elles marcheront jusqu'à la rencontre de celles de Saint-Flour ; - lettre de M. de Montluc, du même jour, annonçant que la chasse n'a pas réussi ; - lettre du même, du 13 février 1765, annonçant que la bête fut lancée le 7, jour de la chasse, à deux lieues de Saint-Chély ; on a vu une autre bête du côté de Saint-Poncy ; - ordonnance de l'intendant, du 13 février, prescrivant une nouvelle battue ; - lettre de M. d'Enneval, gentilhomme de la province de Normandie, envoyé par le roi pour diriger la chasse, datée de Massiac le 21 février 1765 ; - lettre du même, du 4 mars ; - lettre de M. Marie, du 4 mars, rapportant que M. de Verny de la Vedrine, gentilhomme verrier, résidant dans la paroisse de Nozerolles, a déclaré avoir vu passer la bête devant sa verrerie le 12 février dernier ; il prétend lui avoir cassé une patte d'un coup de fusil ; - lettre de M. d'Enneval, du 9 mars, annonçant qu'il attend toujours ses chiens ; - correspondance de l'intendant avec M. de L'Averdy ; - lettre de l'abbé du Rochain, comte de Brioude, annonçant que la bête vient d'attaquer une fille de 25 ans auprès de Ligonès ; - lettre de M. Hébert, datée de Verrières le 22 mars ; il a appris par les gazettes les ravages que fait "la hiène" qui est dans la province ; il conseille une ruse qu'il a vu réussir contre un fort loup-cervier ; - lettre de M. d'Enneval, datée de Saint-Alban le 17 avril 1765 ; - lettre de M. de Montluc, du 24 avril, annonçant que son beau-frère a été rejoindre M. d'Enneval, et proposant de faire distribuer quelques armes à feu dans les villages ; - lettre de M. d'Enneval, datée du Malzieu le 31 avril 1765, informant l'intendant que dans une battue de douze paroisses la bête fut surprise, mais put s'échapper ; dans une seconde battue, on tua une petite louve pesant 40 et quelques livres.

Dans cette correspondance il est relaté une attaque aux environs de St Flour

Correspondance de l'intendant, de MM. De L'Averdy, Lafont, etc. Au sujet des secours demandés par M. Antoine ; - procès-verbal dressé par ce dernier de la lutte entre la bête et une jeune fille de Paulhac, Marie-Jeanne Vallet, servante de Bertrand Dumont, curé de la paroisse ; lettre de M. Antoine, envoyant le procès-verbal ci-dessus, le 13 août 1765 ; - lettre du sieur Regnault, adressant de Saint-Germain-en-Laye une caisse remplie de pièges à loups et les hardes et bagages des gardes des Plaisirs du roi ; - lettre de M. Antoine, datée du Besset le 21 août 1765, annonçant que les battues se font mieux grâce à l'aide des cavaliers de maréchaussée ; - procès-verbal dressé par M. Antoine et ses compagnons de la découverte d'une fille de 12 ans, enlevée par la bête au village de la Vachalerie, paroisse de Paulhac et transportée dans le bois d'Almand, le 9 septembre 1765 ; - autre procès-verbal par le même, du 12 septembre, de l'attaque du nommé Gouny, muletier, par la bête sur la route de Saint-Flour à Paulhac ; - autre procès-verbal du même, du 13 septembre, contenant les déclarations faites par deux jeunes garçons de la paroisse de Teissèdre qui ont été attaqués par la bête et ont pu la mettre en fuite ; - procès-verbal du 14 septembre : une petite fille a été emportée au hameau de Pepinet, paroisse de Ventuéjols ; - lettre de M. Antoine, du 17 septembre, annonçant qu'il a renoncé aux battues ; - procès-verbal dressé par M. Antoine et ses compagnons de la chasse qu'ils ont faite le 19 septembre 1765, dans les bois de l'abbaye des Chazes ; - lettre de M. Antoine, du 23 septembre, priant l'intendant de faire peindre la bête telle qu'elle est ; - réponse de l'intendant, annonçant qu'il fait peindre l'animal et qu'il le fera embaumer ; M. de Ballainvilliers remarque que plusieurs des caractères que présente l'animal sont propres à l'hyène d'après M. de Buffon ; - lettre du même, du 28 septembre, annonçant qu'il poursuit la veuve et les enfants du grand loup qu'il vient de tuer ; correspondance à ce sujet de l'intendant avec MM. Bertin, de Maupeou, de Saint-Florentin ; procès-verbal de la préparation pour conserver le loup en question que l'on envoie à la Cour, par M. Jaladon, chirurgien à Clermont ; - lettre de M. Antoine, datée du Besset le 5 octobre 1765, annonçant qu'il continue à suivre la louve et les louveteaux dans les bois de l'abbaye des Chazes ; - lettres adressées à M. Antoine, de Versailles, par sa femme et sa fille, le félicitant du succès de sa chasse ; - procès-verbal (imprimé) fait en présence de Madame de Lugeac, abbesse de l'abbaye des Chazes en Auvergne, de M. Lafont, de M. Pic, curé de cette paroisse, des sieurs Pélissier, Regnauld et Dumoulin, gardes-chasse de la capitainerie royale de Saint-Germain-en-Laye, des sieurs Lesteur et Lachenay, gardes-chasse de S. A. S. Mgr le duc de Penthièvre, et des sieurs Lafeuille et Berry, valets de limiers de l'équipage de la Louveterie du roi, concernant la mort de la louve blessée par le sieur Regnault et tuée par deux paysans de Langeac, à environ vingt pas de l'endroit où M. Antoine avait tué le grand loup ; - correspondance de l'intendant avec le duc de Choiseul, le contrôleur général, MM. Bertin et de Saint-Florentin ; M. de Ballainvilliers adresse à M. de Saint-Florentin le portrait de l'aniaml ; M. de Saint-Florentin annonce qu'il l'a fait voir au roi et remercie ; - lettre de M. Antoine à l'intendant, datée de Versailles le 28 décembre 1765.

La bête du Gévaudan en Auvergne
La bête du Gévaudan en Auvergne
La bête du Gévaudan en Auvergne
La bête du Gévaudan en Auvergne
La bête du Gévaudan en Auvergne

L'affaire est montée à la capitale

L'affaire était tellement importante que Sa Majesté a pris le parti d'envoyer le sieur Antoine, son porte-arquebuse avec six autres tireurs habiles et de bons chiens

Voici quelques correspondances

Correspondance de MM. D'Ormesson, de Ballainvilliers, Lafont, au sujet des dépenses que devra faire M. Antoine ; - lettre de ce dernier, du 27 juillet, adressant à l'intendant copie d'un mémoire qu'il envoie au comte de Saint-Florentin pour engager ce ministre à solliciter du roi les secours nécessaires ; - observations présentées à M. de Saint-Florentin, ministre et secrétaire d'Etat, ainsi qu'aux commandants et intendants de Languedoc et d'Auvergne par le sieur Antoine, lieutenant des chasses du Roi ; - lettre de M. Antoine, du 29 juillet, se plaignant qu'on ne l'avertisse pas de suite des passages de la bête.

Lettres de M. de Saint-Florentin, des 8 et 14 juin 1765, annonçant que Sa Majesté a pris le parti d'envoyer le sieur Antoine, son porte-arquebuse avec six autres tireurs habiles et de bons chiens ; - lettre de M. Polluche-Lumina, datée d'Orléans le 17 juin 1765 ; - note des objets que demande M. Antoine ; ordres donnés en conséquence ; - lettre de M. d'Enneval, du 21 juin, annonçant qu'il attendra M. Antoine au Malzieu ; - lettre de M. de Montluc, du 22 juin, adressant à l'intendant la peinture de la bête du Gévaudan ; - dessin à la plume rehaussé de couleurs, représentant la bête déchirant un enfant ; au bas : "A Mende chez Abraham Fontanel" ; - lettre de M. Antoine, du 24 juin 1765, annonçant son arrivée à Saugues ; - lettre de M. d'Enneval au sujet des nouveaux ravages de la bête ; lettre de M. Lafont sur le même sujet, datée de Saugues ; - lettre de M. d'Enneval, annonçant une nouvelle attaque contre le cheval du courrier entre Serverette et Saint-Amans ; - lettres de M. Antoine, juillet 1765, exposant les précautions qu'il a prises ; correspondance à ce sujet de l'intendant avec le contrôleur général, M. de Saint-Florentin, M. de Montluc, M. Lafont, subdélégué à Mende ; - ordonnance de M. de Saint-Priest, intendant de Languedoc, datée de Montpellier le 6 juillet 1765, donnant des ordres pour les fournitures à faire à M. Antoine (placard, Mende, veuve de François Bergeron) ; - ordonnance de M. de Ballainvilliers conçue dans le même sens ; - instruction pour les battues par M. Antoine, en vertu des ordres de M. le comte de Moncan (placard, Mende, veuve François Bergeron) ; - lettre de M. Antoine, du 18 juillet, annonçant le départ de MM. D'Enneval ; - lettre de M. Antoine, du 24 juillet 1765, annonçant que la veille un enfant de neuf ans a été dévoré dans la paroisse de Nozerolles.

La bête du Gévaudan en Auvergne
La bête du Gévaudan en Auvergne
La bête du Gévaudan en Auvergne
La bête du Gévaudan en Auvergne
La bête du Gévaudan en Auvergne
La bête du Gévaudan en Auvergne
La bête du Gévaudan en Auvergne

Un témoignage envoyé suite à la parution de l'article.

Merci Jean-Michel.

La bête du Gévaudan en Auvergne

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Publié le par Papou Poustache
Publié dans : #Histoire d'Auvergne, #patrimoine auvergnat, #région de Brioude

Cet article est reposté depuis L'Auvergne Vue par Papou Poustache.

La basilique Saint Julien à Brioude

La basilique St Julien à Brioude

La construction de Saint-Julien de Brioude s'est étalée sur plus d'un siècle. Trois ou quatre maîtres d’œuvre s'y sont succédés.
Saint Julien était un martyr du 4è siècle. Plusieurs églises se succédèrent ainsi au-dessus de son tombeau. L'église actuelle aurait été élevée à partir de 1060 en trois étapes :
1060-1100 : rez-de-chaussée du narthex, parties basses des deux premières travées de la nef et du porche nord
1100-1140 : étage supérieur du narthex, parties hautes des deux premières travées de la nef, porche nord, porche sud
vers 1180 : après une interruption de trente années, chevet, chœur et troisième travée de la nef.
Seconde moitié du 13è siècle : voûtes d'ogives

L'église mesure 74,15 m de long, c'est la plus longue des églises d'Auvergne. Mais la nef ne fait que 6,50 m de large. Les pierres qui ont servi à la construction sont très variées ; grès rouge, grès calcaire, basalte, granulite, marbre gris et rose.

Lien du texte ci dessous

http://www.france-romane.com/brioude.html

Saint Julien, son martyre et son culte.
"Benigna Brivas"... "Brioude la douce qui garde les ossements de saint Julien": telle est la première mention écrite par Sidoine Apollinaire vers 464-465 dans Carmina, plus de 150 ans après le martyre.
A partir des diverses autres sources (Grégoire de Tours surtout) quelques historiens s'accorderaient à dire que Julien aurait été victime d'une flambée de fanatisme: "chrétien massacré par un groupe de païens réunis pour une cérémonie cultuelle, et enflammés par une de ces explosions collectives de fanatisme, qui ne sont point rares dans de telles assemblées. Peut-être percevait-on aussi un souvenir de la contre offensive chrétienne, proche ou à retardement, qui aurait infligé un bain forcé aux dieux païens." (P-F et G. Fournier)
L'hagiographie en fait un légionnaire romain de Vienne (Dauphiné) sous les ordres du tribun et ami Ferréol, fuyant les persécutions d'un certain Crispinus, émissaire de l'empereur Dioclétien. Découvert, il se livre et est décapité par ses persécuteurs qui lavent sa tête ensanglantée dans une source (aujourd'hui appelée fontaine Saint Julien à l'extrémité nord de la ville de Brioude) et l'emportent à Vienne où elle sera enterrée avec le corps de Ferréol, martyrisé lui aussi.
Le corps de Julien est transporté par deux vieillards, Arcons et Ilpize, du lieu du supplice à l'actuel emplacelent du choeur de la Basilique où ils l'enterrent. S'accomplit alors le premier miracle: les deux vieillards "retrouvèrent la vigueur de leur jeunesse."
Trè vite "la renommée de son martyre se répandit partout"
La basilique d'hier à aujourd'hui:
Face à l'affluence des pélerins, l'oratoire que fit édifier la Dame espagnole (voir icône vie de saint Julien) pour l'exaucement de son voeu, ne suffisait plus.
A l'époque mérovingienne (fin Vè siècle) on construisit une basilica sur le tombeau tandis que se développait le quartier religieux avec un baptistère, un monastère et des dépendances. A l'époque carolingienne où le célébrant officiait sur l'autel-tombeau de saint Julien, le podium carré fut entouré d'un emmarchement de mosaïques (entrelacs) et surmonté d'un ciborium que les fouilles de G. Fournier identifièrent.
L'époque romane: La construction romane s'est déroulée sur un siècle avec la destruction progressive de l'édifice antérieur et la continuité des cultes et des processions.
Les transformations gothiques: Les travaux commencèrent peu après l'achèvement du chevet (XIIè et XIVè siècle) : surélévation du vaisseau roman au profit de baies gothiques rayonnantes, innondant de lumière les parties hautes.
Au XVIè siècle: le pavement de la chapelle de la Croix.
Commandités par la famille de Langhac - dont plusieurs membres furent chanoines-comtes - les travaux du XVIè siècle ajoutèrent une chapelle, dite de la Croix, aux armes de cette famille et firent du sol un "tapis de calade" : à partir de simples galets de rivière, on réalise un étonnant décor en camaïeu, aux symbolismes géométriques (volutes, fleurs de lys stylisées, entrelac, palmettes, cercles...) ; cette profusion décorative ignorée jusqu'à sa découverte forfuite en 1963 fait aujourd'hui l'une des beautés singulière de l'édifice.
Stigmates révolutionnaires et premières restaurations.
En 1794 le clocher occidental disparaît et le clocher polygonal de la croisée est décapité. Nef et bas-cotés sont recouverts d'un grand toit pentu et un porche de style classique avec colonnes et fronton est plaqué contre la façade occidentale.
Classé monument historique dès 1840, l'édifice verra se succéder plusieurs campagnes de restauration : combles, couverture en tuiles romaines (avec le modèle ancien retrouvé, puis plus tard par des lauzes de phonolite sur chevet et porches)... .

La basilique Saint Julien à Brioude
La basilique Saint Julien à Brioude
La basilique Saint Julien à Brioude
La basilique Saint Julien à Brioude
La basilique Saint Julien à Brioude
La basilique Saint Julien à Brioude

L'art roman en Auvergne:La Basilique St Julien à Brioude(43)

Blog de auvergnebassinauzonbrassac :Auvergne a travers les temps, L'art roman en Auvergne:La Basilique St Julien à Brioude(43)

 

Basilique st Julien

Les photos de cet article ont été prises par Renzo en visite en France à l'occasion des cérémonies de jumelage de Brassac-les-mines et de Cembra(Italie)

 

Lien du texte ci-dessous

Basilique St Julien à Brioude

Au cœur de Brioude, la Basilique Saint-Julien témoigne d'un passé prestigieux. Ce monument édifié à l'époque romane sur la tombe de Saint Julien est venu remplacer les églises successives élevées à l'emplacement du martyrium du IVème siècle. Dès le VIème siècle, Grégoire de Tours affirme que sur la tombe du saint décapité, affluent des multitudes de pèlerins en quête de guérison. Par la suite, Saint Julien devint le protecteur de l'Auvergne, Brioude est un des principaux centres de pèlerinage de Gaule. A tel point qu'au IXème siècle, les Ducs d'Aquitaine y implantèrent leur capitale et que Guillaume Le Pieux, fondateur de Cluny, se fit enterrer dans l'église.

Depuis cette époque jusqu'à la Révolution, cette collégiale fut desservie par le puissant chapitre des chanoines comtes, seigneurs de Brioude. En 1957, le pape Pie XII lui conféra la dignité de "Basilique Mineure".

Avec 74.15m de longueur, la Basilique St. Julien est la plus grande église romane d'Auvergne. Elle se rattache à l'école romane auvergnate par son chevet étagé et ses pierres de plusieurs couleurs, mais en diffère par d'autres points, comme l'agencement des portails, surmontés de voussures lisses, sculptées ou en dents de scie, au lieu du traditionnel cordon à billettes et l'ornementation toute bourguignonne du chevet. Elle se distingue par une riche polychromie en camaïeux de roses et de jaunes et par une grande originalité d'architecturale.

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Illumination de la Basilique

De l'opulent décor roman, subsistent des vestiges significatifs, introduits au porche sud par deux heurtoirs de bronze représentant un lion et un singe. L'ensemble des chapiteaux intacts (plus de 300) offre une diversité iconographique surprenante où prédominent les motifs inspirés de l'Antiquité. Ils voisinent avec des thèmes médiévaux et religieux ; batailles, usurier, Résurrection...

La chapelle a conservé l'intégralité du Jugement Dernier peint à fresque au milieu du XIIème siècle. Sur les piliers de la nef, des pans entiers de fresques du début XIIème siècle exposent des scènes bibliques et narratives insérées dans de riches motifs décoratifs. Cette polychromie est valorisée par l'exceptionnel pavement de galets du XVIème siècle (et IXème siècle).

Véritable trésor d'art religieux, le mobilier de la basilique présente essentiellement des œuvres gothiques et classiques très expressives : fascinant Christ lépreux, mais aussi tendres vierges...

Extérieur - L'église actuelle, entreprise par le narthex en 1060, fut achevée en 1180 (chœur et chevet). Sa nef fut surélevée et voûtée d'ogives en 1259, mais la façade Ouest, ainsi que le clocher carré qui la surmonte et le clocher octogonal élevé sur la croisée du transept on été refaits au XIXème siècle...

 

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La basilique Saint Julien à Brioude
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Publié le par cpauvergne
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Mandrin en Auvergne

Blog de auvergnebassinauzonbrassac :Auvergne a travers les temps, Mandrin en Auvergne: Histoire en détails sur ce Robin des bois des années 1750

Histoire d'Auvergne

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Haute-Loire

 

L'histoire de Mandrin

Rebellion contre le pouvoir

Louis Mandrin, une sorte de robin des bois pour les uns, un bandit pour les autres qui, à la fin du XVIIIe siècle, organisait un réseau de contrebande au nez et à la barbe de la Ferme générale (collecteurs d'impôts indirects), l'institution la plus puissante et la plus impopulaire de l'Ancien régime. Véritable héros aux yeux du peuple, il lui permettait d'acquérir à bas prix des produits coûteux comme le sel ou le tabac, des marchandises rares ou prohibées. Pour les autorités, il était l'homme à abattre. Mais l'histoire de Mandrin est hautement plus passionnante encore...

Nous sommes en 1754. Louis Mandrin a 27 ans. Mandrin veut se venger des fermiers généraux qu'il tient pour responsables de sa ruine et de la pendaison de son frère Pierre. C'est à lui en tant que chef de famille, de laver ces affronts...
Mandrin identifie à ses propres intérêts les intérêts de ceux dont il est responsable. De même que sa faillite affecte tout le clan, la pendaison de Pierre, en jetant l'opprobe sur sa famille, l'atteint personnelement dans son honneur. Suivant cette logique, les "fautes" commises par quelques employés de la Ferme doivent être expiées par la compagnie toute entière. Au début de l'année 1754, Mandrin déclare la guerre à la puissante Ferme générale. La légende de Mandrin est en marche...

Plusieurs régiments royaux dont ceux de Fischer et de La Morlière furent mobilisés pour barrer la route à Mandrin, fin stratège et homme rusé qui échappa systématiquement à ses poursuivants.

 Pour connaitre toute l'histoire cliquer sur le lien ci-dessous.

http://www.mandrin.org/campagnes-de-mandrin.html

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Mandrin sévit en Auvergne voici les détails

Le 20 août Mandrin rentre en France par la Savoie, coupant les cordons de troupes disposés pour lui fermer la route. Le 26 août à l'aube, les "Mandrins" arrivent à Brioude. Ils étaient très surexcités, harassés par la longueur et la rapidité de leur course depuis la frontière. La maréchaussée est dépêchée pour arrêter les brigands. De Riom, de Clermont et d'Issoire, les gendarmes accourent trois jours après le départ des compagnons!
Mandrin divise sa troupe en deux corps à la sortie de Brioude. L'un prit la direction de Massiac, l'autre, plus important, dirigé par Mandrin lui-même, repassa par Saint Georges d'Aurac en entra dans le Velay. Mandrin arriva à Craponne le 28 août. Le 29 août, troisescouades de Mandrins, de trente cinq à trente six hommes chacune, entrent dans Montbrison en Forez. Mandrin libère les détenus incarcérés pour désertion, pour contrebande ou pour faux-saunage. Pour sortir de France, Mandrin fit un brusque détour vers le nord. Le 1er septembre il est aux confins de la Bresse. Le 2 septembre, les Mandrins traversent Pont de Veyle. Le 5 septembre, au sortir de France, au Fort de Joux, sur la frontière suisse, une dernière salve tue un gâpian et blesse plusieurs autres.

Pour lire la vie de Mandrin en intégralité.

Blog perso Mandrin


Archives départementales du Puy de Dome

Procès-verbal de l'entrée des contrebandiers à Brioude le 26 août 1754, dressé par Jean-François Croze de Mombriset, président en l'élection de cette ville, et Jean-François Magaud, conseiller du roi en la même élection ; - lettres de M. de Mombriset, du 26 août 7 heures du matin, annonçant à l'intendant l'entrée des contrebandiers ; du 27 août annonçant l'arrivée des brigades de maréchaussée de Clermont, Riom et Issoire ; - lettres de l'intendant au contrôleur général ; - lettre de M. Marie, subdélégué à Langeac, du 28 août 1754, informant l'intendant qu'une bande de 9 contrebandiers, accompagnés d'une femme ont traversé Langeac le 18 août ; - lettres de l'intendant à M. de Rochebaron, commandant pour le roi à Lyon ; aux intendants de Montpellier et de Montauban ; au commandant pour le roi à Tournon ; - lettre de M. de Rochebaron, du 1er septembre 1754, informant M. de la Michodière qu'une bande de 30 contrebandiers armés comme ceux de Brioude a été à Montbrison le 29 du mois dernier ; - lettre de M. de Saint-Priest, intendant à Montpellier, du 4 septembre 1754, informant M. de la Michodière que la bande de contrebandiers "a paru à Yssingeaux et à Craponne, dans le diocèse du Puy ; - lettre du commandant en Vivarais et Velay, datée de Tournon le 6 septembre, au sujet du passage des contrebandiers à Craponne ; - lettre de l'intendant d'Auvergne informant le contrôleur général de ce qui s'est passé à Craponne.

Pour voir tous le procès verbal


Archives du Puy de Dome

 

 

du 4 octobre au 29 octobre 1754

. Le 10 octobre, 120 dragons envoyés par l'intendant de Lyon, arrivent à Roanne étonnés d'apprendre le départ des contrebandiers. Passage par Saint Just en Chevalet. Puis, le même jour les contrebandiers arrivent à Thiers. Les mêmes scènes se renouvellent (visite chez les receveurs des Fermes et chez les entreposeurs des Tabacs, déballage de marchandises, visite des prisons). Le 12 octobre, ils entrent à Ambert. Quelques contrebandiers s'emparèrent des serviteurs de l'église. Ceux-ci, voulaient faire sonner le tocsin, conformément aux ordonnances royales. Il était cinq heures du soir, lorsque la bande quitta Ambert prenant la route de Marsac. Le 13 octobre, les Mandrins arrivèrent à Arlanc "comme des lions enragés" selon les dépositions des notables. Vers six heures du soir, ils quittent la ville pour atteindre le même jour la Chaise Dieu où ils règnent en maîtres jusqu'au lendemain vers deux heures de l'après midi. Sur la route du Puy, entre Fix et Saint-Geneix, Mandrin fut attaqué par un détachement des hussards de Lenoncourt. Les hussards furent mis en déroute et les contrebandiers entrèrent le 16 octobre en bon ordre dans la capitale du Velay. Le capitaine général des Fermes, avait fait garnir d'hommes et de munitions la maison de l'entreposeur. Une fusillade éclata lorsque Mandrin arriva en face de la maison. Un contrebandier fut tué et plusieurs autres blessés. Mandrin lui même eut le bras gauche cassé. Mais c'est en vain que les compagnons déchargent leurs armes. L'un des lieutenants de Mandrin eut l'idée de grimper sur le toit d'une maison voisine avec une quinzaine d'hommes. Au prix de nombreux blessés, le logis est enfin pris. La maison est saccagée de la cave au grenier, le mobilier vendu aux enchères. Durant la nuit, les contrebandiers quittent la ville pour Pradelles, où ils arrivent le 17 octobre. Ils obtiennent 2000 livres de l'entreposeur. Des sommes diverses furent aussi extorquées aux entreposeurs de Langogne, de Tence en Vivarais, de Saint Didier de Seauve et de Bonnet le Château. Les contrebandiers entrèrent dans Montbrison le 23 octobre, à onze heures du matin. Mandrin allait trouver à Montbrison un receveur des Fermes qui devait être homme  à l'entendre et à lui tenir tête. Sur les 20 000 livres réclamées par Mandrin, seulement 6000 furent payées. Il demanda de garder le secret de cette concession vis à vis des ces hommes. Souffrant de sa blessure, Mandrin fut pansé par un chirurgien que la femme du receveur des Fermes était allée chercher.

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Archives départementales du Puy de Dome

Lettre de M. Mignot, subdélégué à Thiers, du 11 octobre 1754, informant l'intendant qu'une troupe de contrebandiers est entrée dans cette ville la veille, vers cinq heures du soir ; - lettre de M. de Riberolles fils, du 11 octobre 1754, racontant ce qui s'est passé la veille dans la maison de son père ; - nouvelle lettre de M. Mignot, annonçant que le vendredi 11 les contrebandiers revinrent chez M. de Manovelly et lui firent encore donner 1 000 livres contre deux balles de tabac pesant environ 2 quintaux ; la dame Melore leur fit encore un fonds de 2 040 livres contre quatre balles de tabac ; - lettre de M. Guillemot, premier échevin de Thiers ; - lettre de M. Marlet, annonçant qu'à l'arrivée des contrebandiers la brigade de maréchaussée de Thiers s'est réfugiée à Puy-Guillaume ; - autre lettre de M. Mignot, du 14 octobre : on leur avait annoncé l'arrivée d'une bande qui heureusement n'est pas venue ; - procès-verbal dressé par M. Madur, bailli et subdélégué, des excès commis à Ambert par le troupe de Mandrin ; - état du tabac et des indiennes déposées par les contrebandiers et des sommes qu'ils ont reçues ; - déclarations des aubergistes qui ont été obligés de loger la troupe de Mandrin ; - déclaration du geôlier attestant que les contrebandiers ont fait ouvrir les prisons et n'y trouvant personne se sont retirés ; - délibération de la ville d'Ambert demandant du secours à l'intendant ; - lettre de M. Madur, au sujet des troubles qui ont suivi le départ des contrebandiers. - Arlanc : procès-verbal des excès commis à Arlanc par les contrebandiers, le 13 octobre 1754, dressé par Jacques de Vissaguet, lieutenant de la ville et baronnie d'Arlanc. - La Chaise-Dieu : procès-verbal des dégâts commis par les contrebandiers le 14 octobre, dressé par Marcelin Olier, avocat en Parlement, subdélégué de l'intendance ; - lettre de M. Lussigny, du 20 octobre, informant l'intendant que le mercredi 16 les contrebandiers sont arrivés au Puy ; - lettre du sieur Gladel sur l'affaire du Puy.

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du 15 décembre au 26 décembre 1754

. En se retirant devant des troupes qui leur étaient trois ou quatre fois supérieur en nombre, les contrebandiers firent dix-sept lieues dans la journée. Ils franchirent l'Arroux, la Loire et la Besbre.Mandrin, atteint de deux balles, harcelé et poursuivi par des troupes légères, divisa sa troupe en deux colonnes. L'une remonta la Loire, l'autre, avec Mandrin à sa tête se jeta dans le Forez. Après l'épisode de Gueunand, les autorités craignent des représailles de la part de Mandrin. On le voit partout. Le moindre colporteur est suspecté d'être un Mandrin. En Bourbonnais, en Beaujolais, en Lyonnais, en Auvergne et en Forez, les circulaires des intendants stimulent les officiers municipaux. Mandrin passe l'Arroux à La Boulaye et la Loire à Saint-Aubin ou il arrive le 21 décembre à quatre heures du matin. Ici, pour la seconde fois, il divise sa troupe en deux tronçons conservant le direction avec son lieutenant Joseph Bertier. Il passe le jour même à Dompierre sur Besbre. Les contrebandiers s'en prennent à quatre cavaliers de la maréchaussée. Le 22 décembre, avec ses 35 hommes, Mandrin arrive au Breuil, près de La Palisse. Là, ils massacrèrent deux gapians qui buvaient au cabaret et tuèrent deux autres dans un champ voisin. Ils continuèrent leur chemin par Arfeuilles, Châtel-Montagne et Noirétable où ils échappèrent de justesse aux troupes royales. Le même jour, 22 décembre, à Saint-Clément, ils assassinèrent un sabotier qui refusait de leur indiquer les maisons des employés des fermes. Les Mandrins couchèrent dans la nuit du 23 au 24 décembre, à La Paterie commune de Marat. En longeant les rives de la Dore, les Mandrins arrivèrent le 24 décembre sur les dix heures du matin, en vue d'Ambert. Hommes et chevaux étaient très fatigués. Ils se reposèrent environ deux heures avant d'entrer dans Marsac. Ils obligèrent un riche industriel de la ville, à leur fournir de l'avoine pour leurs chevaux. Puis, la troupe reprit la route d'Arlanc qu'elle traversa au galop d'un trait. Les troupes de Fischer les serraient toujours de près. Interrompant leur course, les Mandrins firent une halte à La Chaise Dieu. Après quelques heures de repos, ils arrivèrent à Fix-Saint-Geneix. Les chasseurs de Fischer, au nombre de cent cinquante à deux cents, ne les manquèrent que de trois heures à la Chaise Dieu. Les dragons de La Morlière arrivaient du Puy en Velay. Du Nord et du Sud, les contrebandiers allaient être pris comme dans un étau. Mandrin et ses compagnons assistèrent à la seconde messe de la nuit à Fix Saint Geneix. Ils y restèrent jusqu' à onze heures du matin. Puis, accompagnés de guides, ils longèrent les bois de Vazeilles, de Ninirolles, de Saint Jean de Nay et arrivèrent jusqu'a Beyssac. Ils montèrent vers la Sauvetat, village écarté et dominant les hauteurs. Deux chemins y conduisaient. Les contrebandiers prirent le plus mauvais. Ils arrivèrent à La Sauvetat en Velay vers cinq heures du matin le jeudi 26 décembre. Or le capitaine Diturbide-Larre et les cavaliers de La Morlière y étaient déja depuis une heure. N'ayant trouvé aucun de ceux qu'il cherchait, et s'imaginant qu'il venait de manquer à nouveau les Mandrins, le capitaine Diturbide avait ordonné de faire rentrer les chevaux dans les écuries et autorisé ses hommes à aller boire dans les cabarets. Il fait nuit noire et le froid d'une rigueur affreuse. Trois contrebandiers se présentent à la porte d'une écurie et se font surprendre par une sentinelle. Dans l'obscurité, Mandrins et Volontaires des Flandre se fusillent à bout portant. Épuisés et réduits à une poignée d'hommes, les Mandrins ne pouvaient que battre en retraite. Ils s'échappèrent par petits groupes dans des directions différentes. Ils trouvèrent asile dans les forêts épaisses et profondes des environs. Ils avaient abandonnés leurs armes apparentes. Ils étaient protégés par la sympathie du peuple qui favorisa partout leur fuite. Mandrin chercha refuge dans le Vivarais. Il en connaissait les montagnes et le pays était pour lui. Du Vivarais, il passa en Provence après avoir franchi le Rhône. Par le Comté de Nice et le Col de Tende, il gagna le Piémont et revint en Savoie par Turin. Le 24 Janvier 1755 il était de retour à Carouge.
Cette sixième campagne avait mis le comble à la renommée de  Mandrin. Durant les six derniers jours qui précédaient les événements de La Sauvetat, Il avait franchi plus de cent lieues avec ses compagnons, en plein hiver, dans des pays de montagnes aux sentiers enneigés souvent dans l'obscurité de la nuit, dans le froid d'un hiver plus rigoureux que celui de 1709 lui même.

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Archives départementales du Puy de Dome

Lettres de M. de la Crène, du 21 au 23 décembre, sur les mesures prises pour défendre la ville de Riom des contrebandiers : - correspondance de MM. Mignot, subdélégué à Thiers ; le chevalier de Larnage, commandant le détachement de Lenoncourt envoyé à Thiers le 22 décembre ; Marlet, capitaine des fermes à Puy-Guillaume ; Noyer, maire de la ville de Thiers, relative à la marche des contrebandiers, à l'organisation de la milice bourgeoise ; - lettres de M. Gros, subdélégué à Maringues, se plaignant que M. de la Crène, au lieu de s'adresser à lui, ait demandé des renseignements au sieur Andrieu ; il adresse à l'intendant copie d'une lettre du sieur Marlet, relative au passage des contrebandiers et aux mesures prises dans la ville de Thiers ; - lettre de M. de Lolannier, commandant la gendarmerie à Billom, du 24 décembre ; - lettres de MM. Teyras, Madur et des consuls d'Ambert au sujet des ordres donnés par l'intendant d'armer la milice bourgeoise ; ils demandent l'envoi de troupes réglées ; - lettres de MM. Teyras, Madur, Lussigny et des consuls d'Ambert sur les mesures prises pour mettre la ville en état de défense ; Mandrin et sa troupe ont passé à une portée de fusil des faubourgs d'Ambert ; - lettre de M. Madur du 28 décembre annonçant que la garde bourgeoise d'Ambert a arrêté la veille le nommé Joseph Sapin, de la paroisse de Beurières ; Jeanne Gilbertas, l'une des filles du logis de la Paterie, paroisse de Marat, et Jean Grangeon, colporteur du bourg de Saint-Anthème "qui venoient ensemble du logis de la Paterie, gîte ordinaire des contrebandiers" ; interrogatoires par M. Madur des trois individus arrêtés ; - lettre du même, du 29 décembre, demandant l'autorisation de faire continuer la garde bourgeoise, ayant appris qu'il y avait dans les environs d'Ambert d'autres contrebandiers que ceux poursuivis par les volontaires de Flandre et de Dauphiné ; - délibération des habitants de Brioude, du 25 décembre, relative à l'organisation de la milice bourgeoise ; à la suite de la délibération la liste des officiers de ladite garde ; lettres de M. de Mombriset ; - lettres de MM. Belamy et Tartel, receveurs des tailles, demandant vu les circonstances, que la maréchaussée escorte en plus grand nombre "les voitures rassemblées de Saint-Flour, Brioude et Issoire" ; - lettre de M. Pagès de Vixouzes, du 30 décembre, relative à l'organisation de la garde bourgeoise dans la ville d'Aurillac ; - délibération des habitants de Saint-Flour du 25 décembre ; lettres de M. de Montluc et des consuls annonçant qu'ils ont fait réparer les portes, qu'ils y ont établi des gardes.

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Arrestation de Mandrin

Château de Rochefort en Novalaise au début du XXe siècle, Lieu de la capture de Louis Mandrin

Pourchassé par les fermiers généraux, insatiables collecteurs d'impôts de l'Ancien Régime, Mandrin est capturé dans la nuit du 10 au 11 Mai 1755 au Château de Rochefort en Novalaise (Savoie) et ammené à Valence.

Les Valentinois vont découvrir un être plein d'esprit et de répartie au cours d'entrevues organisées par groupe de cinq personnes dans sa cellule.

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Exécution de Mandrin

L’exécution de Mandrin est l'une des plus célèbres de l'Ancien Régime et a sans doute contribué à faire grandir le mythe alors en formation.

Le jugement est rendu le samedi 24 Mai 1755 dans la soirée. Le lendemain étant un dimanche, il faudra attendre Lundi 26 Mai 1755 pour que le greffier lui lit son arrêt de mort. L’exécution aura lieu dans la foulée.

Il est environ 17h lorsque Mandrin sort de prison. Il y a du monde jusque sur les toits.
On peut même louer même pour douze sous les gradins construits spécialement pour l'occasion.
Des patrouilles ont été placées dans les rue de Valence et les portes de la ville sont fermées !

 

Mandrin est nu en chemise, la corde au col, il porte un écriteau sur lequel il y a écrit en gros caractères Chef des contrebandiers, criminels de lèse-majesté, assassins, voleurs et perturbateurs du repos public, et tenant en ses mains une torche de cire ardente, du poids de deux livres. Tout en gardant cet air fier et aussi martial qu'il avait lorsqu'il se battait, il s'agenouille devant la cathédrale de Valence et dit alors : Je demande pardon à dieu, au roi et à la justice, de tous mes crimes et attentats...

Louis mandrin est ensuite conduit à la place des clercs de Valence où est dressé l’échafaud.

On lui donne de l'eau de vie, ainsi qu'au confesseur qui s'évanouit. Puis il endure sans un cri d'avoir «les bras, jambes, cuisses et reins rompus vifs[...] mis ensuite sur une roue, la face tournée vers le ciel pour y finir ses jours». sur avis de l’évêque de Valence, sensible à son repentir, le juge ordonne au bourreau de l'étrangler au bout de huit minutes. Son corps est accroché au gibet. Ses biens sont «confisqués au roi», dont dix milles livres vont dédommager la Ferme et payer le procès.

Le jour de son exécution une foule innombrable se pressera Place des Clercs. Son corps fut exposé après sa mort durant trois jours et tel des pèlerins de nombreuses personnes accoururent pour lui rendre un dernier hommage tant sa popularité s'était accrue.

La mort de Mandrin sur la roue de Valence marque la fin de ses agissements mais aussi le début d'une légende tant l'homme marqua les esprits de ses contemporain

Lien d'ou provient le texte

Exécution de Mandrin



Brioude

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Cette maison n'a jamais été a proprement dite la demeure du brigand Mandrin.
Elle est entrée dans l'histoire de Brioude, le 26 août 1754, date de la visite de Mandrin et de sa troupe qui y dévalisa le siège de l'entrepôt des tabacs.
Le bâtiment date du XVe ou XVIe siècle et présente un grand intérêt architectural.
La maison Mandrin est une belle demeure gothique à pans de bois appartenait à un chanoine-comte. La maison porte ainsi le nom de Louis Mandrin, venu vendre au responsable de l’entrepôt un lot d’herbes à Nicot au prix fort, pour le plus grand bonheur des habitants. La victime n’a pu s’en remettre au point de succomber 8 jours plus tard. Elle est le siège de la société l’Almanach de Brioude. Des expositions temporaires y sont organisées.

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Publié le par Poustache
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Tragédie en Auvergne: Un ours a dévoré un enfant à Beaumont(43) en 1906 article à l'appui

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Voici une copie d'article et le message que m'a envoyé Raymond.
Je tiens à le remercier car c'est une encyclopédie vivante de notre région et je vous conseille d'aller sur son site vous serez surpris par les récits de notre région.
 
 
Bonjour  Jean,
 
Dans ma revue de presse perso, j'ai trouvé deux articles sur l'accident survenu à Bournoncle St Julien en juin 1906 que j'ai mis en PJ. (Erreur d'un journaliste qui a confondu avec Bournoncle Saint Pierre)
En projet des récits qui concernent Vieille Brioude, Saint Préjet Armandon, Fontannes, Azérat, Prades, Salzuit   etc ....
 
Pas de soucis pour l'utilisation de mes textes.
 
Cordialement,
 
Raymond Caremier

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